L'actualité de la formation et d'ephi formation :

<< retour actualités

Septembre 2004
Approche système et RH : incompatibilité ?
Pourquoi rencontre-t'on moins de résistances intellectuelles, affectives, cognitives dans l'application d'une démarche système au pilotage de projets (création de produits, chantiers...) qu'à la gestion des ressources humaines ?
Le diktat du rationalisme est-il encore si prépondérant qu'il laisse peu de place à l'intelligence des salariés, pourtant de plus en plus confrontés à la complexité dans l'exercice quotidien de leur activité ?

Certes la professionnalisation des responsables RH et formation en entreprise a porté ses fruits : en occupant un territoire vacant, ils ont créé une fonction à part entière, au moins dans les groupes industriels et les services.
Le revers de la médaille est la difficulté d'agir dans des environnements instables (changements sociaux, juridiques, adaptations, mutations...).

Les avatars peuvent être alors :

- soit une tendance "pachydermique", s'exprimant dans une fonction RH hyperpuissante, souhaitant contrôler technocratiquement l'actuel et le futur du personnel de l'entreprise, sous des dehors "participatifs",

- soit une tendance "caméléon", avec une fonction RH trop empirique qui essaie de coexister avec les décideurs et les producteurs, sans vraiment apparaître comme crédible.

L'équation de départ est pourtant simple :
. L'entreprise a besoin de l'intelligence et du savoir-faire de ses salariés / les salariés ont besoin de l'entreprise et ont une volonté légitime d'être reconnus dans leurs compétences et leur désir de progression.

. Des points communs sont donc à rechercher entre la vision stratégique des décideurs et la volonté individuelle et collective des acteurs; la fonction RH constitue une interface privilégiée.

Il faut donc construire un partenariat d'actions dans le développement de la politique RH et formation, à partir d'objectifs partagés (entreprise/salariés) et d'un dialogue constructif sur les emplois et les compétences.

Il faut surtout admettre, comme dans la conduite "systémique" d'un projet, qu'on ne peut pas tout expliquer et tout prévoir, que mieux on agit et plus l'incertitude se lève...
Pour exister à part entière la fonction RH doit intégrer cette dimension.