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Décembre 2006
Esprit libre ou profil bas ? (suite)
Dans de nombreux domaines de la vie professionnelle (et privée d'ailleurs), garder la tête haute équivaut à exercer sa capacité de discernement.

Or comment discerner - si l'on restreint cette capacité à notre intelligence personnelle et à notre rayon d'actions potentielles - ce qui est essentiel de ce qui est important et ce qui est nécessaire de ce qui est superflu ?
Pas toujours facile...

Illustration dans le domaine du e-learning et de l'auto-formation :

- l'essentiel, c'est que le sens passe, c'est pour cela que les concepteurs doivent passer un peu de temps et d'énergie à l'exprimer

- l'important c'est que l'apprenant s'y retrouve, et qu'en se projetant dans ce qu'on lui propose, il avance un peu plus loin que là où il pensait aller.

Pour l'apprenant, la condition pour apprendre, c'est de tracer sa propre trajectoire; pour le concepteur, c'est la frontière ténue érigée entre rigueur et délimitation du champ des savoirs (attention à la "granularisation" excessive) et l'autonomie laissée à l'apprenant pour comprendre, tester, s'égarer, retrouver son chemin, s'éprouver, appliquer, s'auto-évaluer...

Quant au nécessaire par rapport au superflu, c'est ce qui saute à l'oeil : l'attractivité, la facilité d'utilisation, la cohérence fond/forme, en un mot tout ce qui doit servir à "fixer" l'apprenant dans le temps, en le centrant au moins sur l'important.
Le superflu, c'est tout le reste, y compris les intentions que l'on prête à celui qui apprend.

Car qui prétend savoir PAR QUOI et COMMENT se déclenche l'apprentissage ?

Bonne fin d'année.