L'actualité de la formation et d'ephi formation :

<< retour actualités

Juin 2009
L'art du focus
Cette pensée du mois s'adresse à tous ceux qui ont éprouvé au moins une fois cette sensation désagréable de ne pas arriver à :
- "pondre" un texte
- trouver une solution à un problème
- terminer un travail pourtant déjà presque fini etc.

L'impuissance nous guette à un moment donné quelles que soient par ailleurs nos capacités à franchir ce qui nous apparaît alors comme une épreuve.
Cette inhibition peut avoir des sources émotionnelles qu'en son temps Laborit a caractérisé dans ses ouvrages et illustré dans son film "Mon oncle d'Amérique".
Quant aux cognitivistes, ils allègueront que même si le cerveau humain a une grande plasticité, l'attention ne peut pas être maintenue en permanence sur une même tâche.
D'autant qu'à l'heure actuelle, les moyens de se laisser distraire (surfer, jouer, tchater, twitter...) sont autant de tentations pour les esprits momentanément faibles.

Alors que faire si l'on rencontre cette impossibilité momentanée ?
La solution ne peut être que personnelle.
Il semblerait qu'il y ait un équilibre à trouver entre vouloir à tout prix franchir l'obstacle ou partir à la dérive en refusant de l'affronter.
Comme les navigateurs qui changent parfois de route quand les conditions les y obligent, j'aurais tendance à suggérer :

1- de prendre de la distance en recherchant un moyen de le faire qui ne surajoute au stress engendré par cet échec momentané

2- de trouver ensuite le focus, au double sens de mise au point ("faire le point" en photo) et de concentration de l'attention sur le point central et non la périphérie.
Car souvent ce qui nous gêne c'est tout ce que nous "chargeons" de déplaisant ou d'insoluble dans la tâche ou le problème qui nous rebute.
Il faut d'abord évacuer ces éléments qui nous encombrent de la même façon qu'une canalisation se désengorge.

A chacun donc de trouver son mode de décentrage, puis de recentrage.

Quelques suggestions cependant :
- laisser une nuit passer si c'est possible
- en parler avec quelqu'un de "non branché"
- jeter ses pensées en vrac sur une feuille
- s'absorber dans une tâche mobilisant d'autres capteurs sensoriels...
Evidemment, il ne faut pas prendre ces suggestions comme des recettes. On n'évitera pas de passer par soi-même !

PS: La difficulté éprouvée par l'auteur de cet édito à l'écrire constitue une ilustration des propos qui précèdent.