Curieux que ce soit si souvent une expression employée pour caractériser quelque chose qui est justement indéfinissable du type "c'est dans l'air..."
Alors à défaut de définir, on peut se laisser aller en roue libre à quelques réflexions sur l'air du temps.
Si c'était un parfum, ce serait un parfum de rentrée qui déclenche des sensations ambigues : combien de rentrées avons-nous vécues avec ce mélange d'angoisse et d'excitation lié à ce que l'on quitte (les plages abandonnées) et à ce que l'on retrouve, les appels, les mails ou autres SMS, le planning, les clients, les projets etc.
L'air du temps évoque tellement de choses qu'il est difficile de contenir les idées qui surgissent. On peut cependant se permettre de jouer avec les mots et se dire que si nous vivons l'ère du temps en tant qu'humain connecté, il est encore temps de garder un petit parfum de vacance(s) en s'efforçant de se trouver des aires de repos (si possible un petit peu plus attractives que celles des autoroutes, même si on le sait, il y a eu du progrès).
Ces "aires de repos" (nous en avions évoqué la nécessité dans un edito précédent, L'art du focus) s'avèrent indispensables pour se ressourcer mentalement et physiquement et aborder d'un oeil neuf la résolution des 1000 problèmes qui nous assaillent. Alors n'oublions pas de nous "désiphoner", voire de nous "désipoder" et pourquoi pas de fredonner de temps en temps... l'air du temps.
L'air du temps, c'est aussi l'ère de la mobilité : mobilité contrainte des déplacements professionnels, mobilité mentale et même plasticité du cerveau pour intégrer toutes ces informations que nous avons à traiter et qui dans certains métiers s'ancrent résolument dans le virtuel.
Et puis l'air du temps, c'est aussi celui qu'on respire, et là-dessus se greffe la menace ces petites particules dansl'air qui...
Tâchons dans ce domaine de raison garder entre un comportement fanfaron du type "je ne changerai pas mes habitutes et ça ne m'arrivera pas !" et un comportement compulsif qui nous inciterait à nous précipiter sur une solution hydroalcoolique après le moindre contact.
Finalement, l'air du temps pointe en quoi nous sommes des êtres :
- fragiles, mais pas impuissants
- reliés les uns aux autres par contrainte, mais aussi par plaisir
- statiques et mobiles, parfois (souvent) en même temps;
mais aussi actifs, originaux et créatifs.
Alors profitons-en, c'est la rentrée ! |