Dans l'air du temps, il est de bon ton d'affirmer que les PME sont une composante essentielle du développement économique, ceci quelle que soit l'échelle (locale, régionale... internationale). On insiste volontiers sur leur dynamisme et sur leur capacité d'adaptation au marché et à l'environnement, mais peut-on un moment s'arrêter sur leur intelligence ?
L'intelligence étant un concept très vaste, limitons-le, ce n'est déjà pas mal, à "l'aptitude à s'adapter à des situations nouvelles, à découvrir des solutions aux difficultés rencontrées, à fabriquer des objets artificiels" (Dict. Le Robert).
Appliquons cette notion à 2 exemples de PME apparemment aux antipodes :
- l'une est une entreprise artisanale et familiale dans le domaine alimentaire qui illustre cette capacité d'adaptation de "l'outil de travail" au marché et à la réglementation anitaire alimentaire
- l'autre est une start up qui a su "fabriquer" et enrichir son activité à partir d'un créneau n'existant pas sur le Net.
On retiendra de la première qu'elle gére au mieux le processus d'industrialisation à partir d'une niche, en intégrant l'excellence "comme une grande", c'est-à-dire en améliorant le service rendu au client (procédures qualité intégrées, rationalisation du process allant de la prise de commandes à l'expédition etc.). Ajoutons qu'elle se prépare au saut suivant : plus de flexibilté pour développer son CA hors de la région où elle est implantée, tout en veillant à maintenir les gains de productivité et en valorisant son image (Site Internet, documentation, référencement etc.).
La start up a quant à elle misé sur le fait d'être le plus tôt possible en situation de leader sur le créneau qu'elle a ouvert sur le Net afin de ne pas se laisser déborder. Outre la mise de départ des associés, la capacité à rebondir pour rester innovante, crédible et visible exige des efforts constants et une bonne connaissance de l'environnement complexe où elle évolue afin den tirer profit sur différents plans : marketing, R&D, management de projets etc.
Ces 2 exemples de PME en phase d'éclosion se rejoignent sur quelques principes de fonctionnement :
- une gouvernance éclairée pour se positionner à partir d'un savoir faire, pour anticiper au présent les étapes futures et pour gérer au plus près les risques
- un accompagnement du développement des compétences et des activités en internes, tout en stabilisant des méthodes ou des procédures qui doivent être convaincantes pour le prospect ou le client
- une gestion de l'image adaptée au secteur d'activité dans lequel "elles jouent", ce qui suppose de mettre en oeuvre les moyens adaptés pour renforcer leur visibilté.
Dans ces deux PME dont nous suivons le parcours, on peut dire que l'intelligence est partagée par tous les acteurs (associés, personnel, prestataires) et que la remise en question fait partie de la réflexion stratégique... ce n'est sans doute pas un hasard !
Plus généralement et pour élargir notre propos, une PME qui dure et se développe n'a pas le choix : elle doit être intelligente et le rester. |