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Approche Objectifs
/ Action   |
Définition
des profils d'emploi à venir
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Conduite systémique
de projets   |
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| Détail
de la méthodologie en 11 phases de l'Approche
Objectifs / Action |
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Phase
1 : OBJECTIFS GENERAUX |
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Les
objectifs généraux sont des capacités
globales qui décrivent en terme d'activités
complexes (c'est à dire irréductibles
à des capacités simples) la ou les
compétences que les entreprises souhaitent
voir développées par des salariés
en situation de travail réel, après
l'action de formation.
Compétence : combinaison complexe de savoirs
et d'agirs, s'actualisant dans l'action. |
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Les
objectifs généraux sont la base du
contrat clair entre l'entreprise, les apprenants
et les formateurs; évaluer la mobilisation
des objectifs généraux en situation
de travail par les salariés ayant suivi une
action de formation, est un moyen pour l'entreprise
de vérifier ce qu'elle achète: la
mobilisation de compétences nouvelles. |
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Phase
2 : OBJECTIFS OPERATIONNELS |
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Pour
réaliser l'action de formation, le formateur
définit des objectifs opérationnels
qui renvoient à des capacités simples,
évaluables en situation de formation.
A partir de chaque objectif général,
le formateur identifie plusieurs capacités
simples qui permettent aux apprenants de s'entraîner
à l'atteinte ultérieure des objectifs
généraux en situation de travail.
Ces objectifs opérationnels sont : |
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soit
des passages obligés c'est à
dire que leur non-maîtrise empêche l'apprenant
de mobiliser en situation réelle une capacité
globale, |
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soit
des points de repère, dans ce cas
leur maîtrise n'est pas indispensable, mais
favorise l'atteinte plus fréquente de la
capacité globale visée. |
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Tout
au long de l'action de formation, l'apprenant s'auto-évaluera
par rapport aux objectifs opérationnels à
partir d'une grille d'auto-évaluation fournie
par le formateur. |
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Phase
3 : SAVOIRS UTILES / SAVOIRS FONDATEURS |
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Cette
phase est difficile pour le formateur spécialiste
qui aura tendance à livrer les savoirs
comme il les a appris c'est à dire structurés
sous forme de cours et en grande quantité.
Elle permet au formateur de "revisiter"
ses savoirs du point de vue de l'apprenant.
Définir les savoirs utiles c'est définir
les savoirs justes nécessaires à
l'atteinte de l'objectif opérationnel visé,
les autres savoirs étant inutiles.
Les savoirs fondateurs sont "inutiles"
à l'atteinte d'un objectif opérationnel
mais concourent à celle d'un objectif général.
Les savoirs fondateurs sont souvent théoriques
mais pas toujours; le formateur devra se méfier
de lui-même lors de cette phase car il aura
souvent tendance à considérer qu'un
savoir fondateur est utile par rapport à
un objectif général si lors de son
propre apprentissage on le lui a fait apprendre. |
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Phase
4 : MISES EN SITUATION |
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L'approche
Objectifs/Actions est centrée sur l'apprenant;
la situation pédagogique de l'action de formation
ne peut donc pas être de l'ordre |
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théorie
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pratique |
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mais pratique
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théorisation
de la pratique |
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A partir d'un objectif opérationel,
le formateur va concevoir une ou plusieurs mises
en situation de problématiques les plus proches
possibles de la réalité professionnelle
de l'apprenant.
Ceci permettra à chaque paricipant soit de
réussir l'action, soit par le blocage de
l'action de "demander" des savoirs
utiles ou fondateurs.
Le formateur est une personne ressource qui
délivre uniquement les savoirs que le groupe
ne détient pas. |
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Phase
5 : AUTO-EVALUATION |
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Après l'entraînement
de la phase précédente, le participant
est confronté individuellement à une
nouvelle mise en situation lui permettant de se
situer par rapport à l'objectif opérationnel.
Après cette mise en situation, il remplira
sa grille d'auto-évaluation par rapport à
trois positions : |
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OUI
action réussie
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PARTIEL
Action partiellement
réussie
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NON
action non réussie
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L'observation par le formateur
des actions des participants lui permettra de valider
les auto-évaluations de chacun. |
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Phase 6 : APPORTS COMPLEMENTAIRES |
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Toute personne s'auto-évaluant
justement ou NON ou PARTIEL formule une demande
de savoirs au formateur, celui-ci délivre
donc sous une nouvelle forme les savoirs manquants
et si possible, propose une nouvelle situation d'auto-évaluation
qui permettra aux apprenants de réussir
et mobiliser l'objectif opérationnel. |
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Phase
7 : AIDES PEDAGOGIQUES |
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Description de mises en situation
sur site, vidéos, transparents, feuilles
de mise en situation, d'évaluation, documentations
venant des entreprises et/ou des constructeurs,
matériels, platines, composants, jeux, cas,
photolangage... |
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Phase
8 : REDACTION DU DEROULEMENT |
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Le déroulement de l'action
de formation peut être rédigé
par demi-journée en inversant la phase 3
et 4 et en ajoutant les durées de
chaque séquence. |
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Phase
9 : DOCUMENTATION POUR LES PARTICIPANTS |
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Remise au fur et à mesure
du déroulement de l'action de formation,
la documentation n'est pas une reprise de l'animation,
ce peut être un support plus général
que le participant pourra consulter en situation
de travail. |
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Phase
10 : CLASSEUR ANIMATEUR ET PACKAGE STAGIAIRE |
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Produits finis de la conception
d'une action de formation selon l'Approche Objectifs
/ Actions, le classeur animateur et le package stagiaire
représentent pour l'un, le guide et le référentiel
des documents nécessaires à l'animation,
pour l'autre, un support documentaire propre à
faciliter l'apprentissage et l'intégration
pour chacun des participants à l'action de
formation. |
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Phase
11 : SITUATIONS D'ENTRAINEMENT |
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Définition avec l'encadrement
des situations d'entraînement proposées
aux participants dans l'entreprise, pendant les
intersessions et/ou après l'action de formation
(intra-entreprise).
Ces situations d'entraînement permettront
aux participants de s'auto-évaluer par rapport
aux objectifs généraux et de continuer
les entraînements dans le réel, avec
la participation de leur encadrement. |
(extrait de réalisation)
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Définition d'objectifs
: Modèle à 4 niveaux de Bertrand Schwartz |
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Niveau 1 |
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"Connaître l'existence
de". Par exemple, en statistiques, "connaître
l'existence de la dispersion et des moyens pour
l'appréhender et en tenir compte, l'existence
de tests et de méthodes d'analyse de problèmes
encombrés par de nombreux facteurs".
Dans une autre discipline, en législation,
ce premier niveau peut être formalisé
de la façon suivante : "connaître
l'existence du code et le moyen de s'en servir".
C'est donc un niveau de prise de connaissance, suffisant
pour rechercher l'information complémentaire
utile en tant que besoin mais non liée à
une pratique courante.
Ce niveau peut donc s'apparenter à une phase
d'initiation. |
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Niveau 2 |
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"Pouvoir discuter de"
avec des experts, par exemple : encore en statistiques,
"être capable de discuter avec un statisticien,
de lui poser ses problèmes, de comprendre
ses réponses, de négocier avec lui
les meilleurs méthodes d'approches et en
particulier la grandeur et la modalité de
prise des échantillons". En législation,
cela signifie "être capable de discuter
avec un avocat sur certains problèmes".
A ce niveau, il n'existe encore, pour le sujet,
aucune prise de recul par rapport au champ concerné
: il doit toutefois disposer d'une connaissance
suffisante pour poser les questions pertinentes
et assimiler les réponses qui lui sont fournies.
Reporté à un domaine d'action, ce
niveau est celui de la reproduction fidèle
de procédures, de consignes dans la stricte
conformité du modèle donné;
il peut être compris comme un niveau d'application. |
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Niveau 3 |
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"Pouvoir utiliser l'outil",
c'est à dire en connaître les limites
et les contraintes. Par exemple, toujours en statistiques,
"savoir utiliser à bon escient les tests
et les plans d'expérience"; en législation,
ce niveau peut signifier "d'être capable
de discuter avec les organisations syndicales des
problèmes de droit du travail et donc d'utiliser
les outils, et savoir quelles en sont les implications
sociales et politiques".
Cela suppose de disposer d'une réelle autonomie
dans les concepts, les méthodes et les outils
du domaine en question; cette autonomie apportant
au sujet la possibilité de faire de façon
efficace aux imprévus, aux aléas;
il s'agit ici d'un niveau de maîtrise. |
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Niveau 4 |
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"Faire évoluer
l'outil" faire de la recherche; ainsi "il
s'agit moins de posséder un savoir "tout
cuit" qu'un savoir-recherche, un savoir en
évolution". Ce niveau correspond à
un stade ultime d'exercice d'une compétence
ou d'un champ de compétences, c'est celui
de l'expertise. |
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